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L’Archipel d’une autre vie – ANDREI MAKINE

En 1970, en Sibérie, un jeune garçon rencontre Pavel Gartsev, qui lui raconte son histoire… En 1952, en tant que soldat de l’armée russe, Pavel a eu pour mission, avec d’autres compagnons, de capturer un fugitif d’un camp de prisonnier. Une longue chasse à l’homme a alors débuté à travers la Taïga et les immensités de l’Extrême-Orient russe. Mais lorsqu’il a découvert l’identité du fugitif, la vie de Pavel a changé…

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 J’ai trouvé le début un peu longuet, beaucoup de choses sont abordées et j’étais un peu perdue pour me repérer : où nous sommes nous, à quelle époque et qui est Pavel ? A mon sens, l’histoire est un peu lente à se mettre en place.

Ensuite débute la filature du prisonnier, qui me semble encore un peu longue, il y a pas mal de descriptions de paysages et peu d’action. N’étant pas fan de l’ambiance de la Taïga sauvage ni de la chasse à l’homme, je ne suis pas tombée sous le charme.

Pour moi, l’histoire commence a devenir intéressante lorsque l’un des soldats qui accompagne Pavel est blessé et doit repartir. Alors, la traque s’intensifie, les sentiments des  hommes sont exacerbés et cela révèle le pire chez chacun. Plus le temps avance, plus on désire découvrir qui est le fuyard. Heureusement, on l’apprend bien avant la fin du roman car cela donne une autre dimension à l’histoire.

Cette traque à l’homme est en fait une sorte de quête existentielle. Tout d’abord, on suit la bataille intérieure de Pavel contre une partie de lui-même, un « pantin intérieur » qui le maintient dans un état de crainte, de résignation et de soumission. Chacun de ses camarades en possède un et il tente de l’analyser afin de déterminer ce qui pousse les autres à agir comme ils le font.

Ensuite, la fin présente une réflexion plus globale sur notre monde, l’auteur nous dit que le bonheur n’est pas dans la violence, dans l’obéissance sourde et aveugle, dans la « norme » imposée ect… mais qu’une vie simple est possible, sans rien  et loin de tout. Moui.. encore une fois, cela ne m’a pas vraiment parlé, c’est surement trop éloigné de ma vie.

J’ai lu ce livre assez rapidement car il est assez court, il est bien écrit et on a envie de savoir qui est ce fugitif mais je n’ai pas vraiment aimé l’histoire et l’ambiance :/. Peut-être suis je passée à côté de quelque chose en le lisant, ou que ça n’était pas le bon moment, car je sais que ce livre a reçu de nombreuses critiques positives ainsi que le Prix littéraires Les Lauriers Verts en 2016.

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EXTRAITS

« C’est ça qui fait de nous un troupeau-notre envie de baiser. Ceux qui nous gouvernent n’ont pas besoin de fouet, ils nous tiennent par les couilles. Nous avons peur de perdre nos petits plaisirs et, du coup, nous sommes prêts à obéir à n’importe quel salaud…»

« Vassine chuchotait avec un sourire peiné : « Il faut toucher le fond, Pavel, c’est la meilleure chose qui puisse arriver à un homme. Après ma première année de prison, j’ai commencé à éprouver cette liberté là. Oui, la liberté ! Ils pouvaient m’envoyer dans un camp au régime plus sévère, me torturer, me tuer. Cela ne me concernait pas. Leur monde ne me concernait pas, car ce n’était qu’un jeu et je n’étais plus un joueur. Pour jouer, il fallait désirer, haïr, avoir peur. Moi, je n’avais plus ces cartes en main. J’étais libre.»

 

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