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La Tresse – LAETITIA COLOMBANI

Trois femmes, chacune sur un continent, qui se battent contre leur destin : Smita, en Inde, est une intouchable, qui refuse que sa fille subisse la même vie qu’elle; Sarah qui vit au Canada et dédie toute sa vie à son métier d’avocate, apprends qu’elle est gravement malade; et Guilia, qui travaille en  Italie pour l’atelier de son père, et découvre que l’entreprise est en faillite. Toutes vont se battre pour s’en sortir, et vont, sans le savoir, être liées par leurs combats…

C’est un roman assez court, qui s’apparente plutôt au récit de 3 nouvelles qu’à un roman, bien que les histoires se rejoignent à la fin du livre. L’histoire qui m’a le plus touchée, est celle de Smita, l‘intouchable. Mais pour les 3 récits, mine de rien, sur un ton assez léger, l’auteure arrive à parler de thèmes assez durs : le cancer, la condition des femmes en Inde, la réussite professionnelle, l’ouverture d’esprit, … et c’est un tour de force.

Je me suis attachée aux personnages, même si elles manquaient un peu de profondeur à mon goût. On survole les destins de ces femmes à un moment T, sans rentrer complètement dans leurs histoires, c’est pour cela que ce livre me fait plus penser plus à des nouvelles qu’à un roman.

  • Émotions : C’est un livre touchant, une happy end à la mode des films américains, c’est assez léger et pourtant on aborde ici des thèmes très forts.
  • Action : Assez peu d’actions, sauf dans l’histoire de Smita en Inde, qui tente de s’enfuir de son quotidien et de sa vie d’intouchable.
  • Suspens : Chaque chapitre aborde un personnage, ce qui donne envie de lire pour connaître la suite.

Je conseillerais ce livre pour tous ceux qui ont peur des gros romans qu’ils ne finiront jamais 😉 Il se lit très bien et assez vite, mais ce n’est pas LE livre que vous ne lâcherez pas avant de l’avoir terminé !

EXTRAITS
« Elle sait qu’ici, dans son pays, les victimes de viol sont considérées comme les coupables. Il n’y a pas de respect pour les femmes, encore moins si elles sont Intouchables. Ces êtres qu’on ne doit pas toucher, pas même regarder, on les viole pourtant sans vergogne. On punit l’homme qui a des dettes en violant sa femme. On punit celui qui fraye avec une femme mariée en violant ses sœurs. Le viol est une arme puissante, une arme de destruction massive. »

« Sarah le sait maintenant : elle est stigmatisée. Dans cette société qui prône la jeunesse et la vitalité, elle comprend que les malades et les faibles n’ont pas leur place. Elle qui appartenait au monde des puissants est en train de basculer, de changer de camp. Quel recours contre cela ? Contre la maladie, elle sait comment lutter, elle a des armes, des traitements, des médecins à ses côtés. Mais contre l’exclusion, quels remèdes? »

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